mardi 24 novembre 2009

AMARONE DELLA VALPOLICELLA 2006, TENUTA SANT' ANTONIO



Les obligations professionnelles font parfois de jolis cadeaux, comme cet Amarone della Valpolicella,  2006 des Castagnedi, domaine Tenuta Sant' Antonio, dégusté hier soir... N'en déplaise à mes lecteurs tempérants, on trouvera ici de plus en plus de flacons.

Départ pour Vérone... Une robe rubis aux reflets violets. Un vin brillant, limpide. 

Agréable et puissant au premier nez, ce bel italien complexe offre des arômes animaux et empyreumatiques qui se précisent à l’aération par une belle odeur de tabac blond et de cuir neuf. 

En bouche l’attaque est franche. Bien charpenté, généreux en alcool et long en bouche ce vin est harmonieux. Si la bouche confirme le nez, on peut également goûter une pointe cacaotée inattendue et bienvenue.

Ce vin se gardera très facilement quelques années (5 à 8 ans selon le sommelier Christophe Gillon, présent au restaurant l’Impro’ Vista où le vin était proposé à la dégustation).

J’imagine tout à fait boire ce vin avec une viande alla gremolata ou un risotto au goût soutenu (à base de truffes ou al nero di seppia).

La Valpolicella est une région de la Vénétie, au Nord de Vérone, moins connue auprès du grand public étranger que la Toscane et ses Chianti mais qui compte pourtant quelques uns des meilleurs vins d’Italie, dont l’Amarone. Je ne saurais que vous dire des cépages italiens dont j’ignore tout... Sachez toutefois que ce vin se compose essentiellement de corvina, avec une pointe de rondinella et de molinara.

alcool : 14,5 °
service : 18  °C
prix : ca. 40 euros (chez un caviste)



jeudi 12 novembre 2009

DE L'OENOLOGIE SELON MARIELLE ET TROIS MOTS SUR LA FIN DE LA MYOPIE OLFACTIVE


Le vin, cet univers viril, hermétique... Une image d’Epinal que Marielle Kubik écorne dès la première minute. Un regard azuréen, un franc sourire et, semble-t-il, 1 mètre 80 de pédagogie et de patience. J’imaginais être la seule jeune femme du cours débutant que cette vinidéfricheuse, comme elle se plaît à se qualifier elle-même, dispense au Centre Valeyre. Erreur encore une fois : la quinzaine d’aspirants oenophiles ne compte que deux hommes.     

Ce cours est une pépite égarée dans le marais parisien des séances de dégustation et d’œnologie, toutes plus chères et plus prétentieuses que les autres. Tout le monde veut aujourd’hui savoir comment organiser sa soirée cheese and wine. Parce que c’est connu, quand on aime le vin, on aime le fromage. Là encore nous sortons des sentiers battus : le fromage, notre professeur n’y tient pas plus que ça.

Encore un soulagement... Lorsqu’on me dit « ça sent le brûlé, non ? », moi je sens des choses mais pas spécialement le brûlé. J’ai donc toujours imaginé que j’étais myope de l’olfaction. Un drame intime et personnel en somme pour une gastronome dans mon genre. Une tare, une maladie honteuse dont on ne parle pas. Et dès le premier cours, j’interroge avec hantise : eh bien non, nous sentons tous des choses différentes, il suffit d’étalonner sa grille d’odeurs. Ouf, je respire ou plus exactement, je sens !

Sachez qu’il reste quelques places pour le module débutant du Centre Valeyre. Durant l’année nous aborderons différents thèmes (régions vinicoles, appellations, cépages, vinification etc.) tout en dégustant 3 vins par cours. Vous retrouverez sur le blog de Marielle toutes les informations nécessaires pour vous décider.

lundi 9 novembre 2009

SUPERNATURE RUE DE TREVISE : CHEESEBURGER ET CARROT CAKE A TOMBER



Le neuvième arrondissement est un repère idéal pour le bobo gastronome et pas spécialement argenté. Je vous livre ici l'une de mes adresses préférées (à contrecœur il est vrai, eu égard à la difficulté d'obtenir une table pour y déjeuner en semaine). Chez Supernature tout est beau, tout est bon et tout est fait maison. Cette bonne adresse ne peut pas vraiment rentrer dans ma catégorie "que mange-t-on avec un ticket resto" puisque le plat est à 11 euros et la formule plat+dessert ou entrée+plat à 13,60, cela dit, faites vous violence et délestez vous de quelques piécettes supplémentaires pour un déjeuner avec supplément d'âme.

Je vous arrête tout de suite parce que j'en entends déjà râler. Non chez Supernature on n'a pas faim quand on sort. Non, Supernature n'est pas (seulement) une cantine girly (il arrive fréquemment que l'on y croise quelques mâles appétits du quartier). Non, Supernature n'est pas un repaire de veggies intégristes (laissez-moi vous parler du cheeseburger : certes couronné de graines germées, mais avec un steak saignant et juteux à souhait). 


La formule que je vous recommande est la suivante :


Cheeseburger aux graines germées et ses potatoes maison 
(parfois, ce sont des patates douces : à tomber)
*

Carrot Cake

Je ne pensais pas du tout faire un billet à propos de Supernature puisque ce jour là j'étais obsedée par l'idée de manger chez Kiku, chaudement recommandé par Very Easy Kitchen. Manque de bol, il n'y avait plus de place. Donc plan B : Supernature, en terrain connu : comme d'habitude, cheeseburger et carrot cake. 


Le cheeseburger est excellent, son petit pain doré couvert de graines de pavot est moelleux à souhait, le steak est impeccable. Les pommes de terre qui l'accompagnent sont toujours croustillantes et je me demande même parfois si la maison ne pousse pas le vice jusqu'à réaliser le ketchup. 

Aujourd'hui, j'ai surtout envie de vous parler du carrot cake, d'une part parce que je n'ai pas de photos du sus-dit cheeseburger et parce que celles du carrot cake font très très envie. C'est un dessert ménager parmi les meilleurs et la compétition est rude entre celui du Supernature, de l'Office ou même (en toute modestie bien-sûr) les miens (dont vous trouverez une version sur ce blog, libre interprétation du rich english carrot cake de Loukoum) et les muffins à la carotte de Thomas (dont je ne désespère pas d'obtenir un jour la recette).

La chose arrive dans un petit moule de pirex Duralex qui n'est pas sa évoquer la cantine de l'enfance. Riche en morceaux de noix et surmonté d'une couronne de chantilly/mascarpone à la saveur légèrement citronnée, saupoudré de graines de pavot, le carrot cake du Supernature ressemble à celui d'une dînette de poupée avec le petit moule à tarte cannelé dans lequel il est servi.






Supernature
Cantine nature et vente à emporter

12, rue de Trévise
75009 Paris
01 47 70 21 03